A croire Dolto il faut considérer les enfants comme des individus, avec des droits, c’est sans compter ceux nés sous le chromosome institutionnel X. Inutile qu’il aient plus tard accès à leurs origines, aux dossiers médicaux de leurs géniteurs leur permettant de se soigner ou à l’existence d’une fratrie. Naître sous X c’est grandir avec un secret de famille(s) et mourir avec la lettre pornographique accolée à une période sombre de l’histoire de France. J’espère qu’un jour ils pourront décider du nom sous lequel ils souhaiteront préserver leurs secrets.
MuB
Extrait d’un témoignage d’une « née sous X » :
Quand je pense au temps passé à m’investir, à réfléchir, à me déplacer pour la cause des « X » et de l’adoption, au stress généré durant ma grossesse à cause des divers rendez-vous importants (au ministère entre autre) pour qu’au final tout soit balayé d’un revers de la main en 2014.
Plus de loi famille, ou du moins une future version édulcorée occultant l’accès aux origines et l’adoption, plus de ministère de la famille, plus rien, on repart de zéro, comme depuis 25 ans … comment ne pas être découragés ? Les « X » sont toujours mis de côté, car c’est un sujet qui dérange, et en France on est « pros » pour évacuer ce qui gêne… c’est non seulement une discrimination, mais une mise à l’écart qui finit par faire mal. Quand on lit les propos de certains députés qui disent que les « enfants nés sous X ne peuvent absolument pas revendiquer un droit quelconque à leurs origines », oui, ça fait mal. On se sent ignorés, oubliés et infantilisés.
Audrey H.

