Le témoignage d’une personne m’a ému sur ce blog. Il s’agit de celui d’Isabelle. Elle a connu Antony, mais au travers le regard d’un enfant, celui qu’elle était lorsqu’elle y a été recueillie.
Pour accéder aux archives d’une personne il faut attendre 75 ans. S’agissant d’un lieu professionnel il faut attendre 50 ans. C’est pourquoi, n’ayant pas connu Antony, je souhaite laisser la parole à des maternantes qui, sans avoir connu Isabelle enfant, connaissaient le lieu, ses murs, son jardin, ses chambre, sa chapelle…
Pour Isabelle, pour tous ces enfants qui viennent sur ce blog ramasser de petits cailloux qui pas à pas les rapprochent de leur histoire vécue en pouponnière, ces maternantes ont accepté de témoigner, de parler d’une architecture tout d’abord, mais qui a son importance car, quelles que soient les personnes qui ont franchi les murs d’Antony, ceux-ci sont restés les mêmes jusqu’à la destruction du bâtiment.
Donc en parlant de cette bâtisse, de ce jardin, ce sont des souvenirs qu’elles transmettent à vous autres, enfants d’Antony, qui avez connu cette période, comme Isabelle, mais qui n’avez aucun album-photo retraçant votre séjour là-bas puisque à l’époque ce n’était pas inscrit dans les pratiques.
Merci à elles, Gigi., Karine, Chance et enfin Sylvie, qui en plus de témoigner nous a confié les archives photos de sa maman Georgette, ancienne maternante d’Antony.
Au fil des rencontres nées sur ce blog les témoignages se sont élargis et touchent un public plus grand. Mais nous avons fait le choix de tous les regrouper sous le titre « Lettre à Isabelle ».
MuB

