Entretien avec Karine.S – Maternante à la pouponnière d’Antony
MuB : Bonjour Karine, te souviens-tu de la première fois où tu as franchi les portes de la pouponnière d’Antony ?
Karine : Bien sûr ! C’était en septembre ou octobre 1993, je venais d’avoir mon diplôme d’AS et avec mes trois amis de la même promo que moi on avait eu une bourse d’étude par le Conseil Général des Hauts de Seine et on leur devait 18 mois soit à la poup, soit en maison de retraite. Ayant porté notre choix sur la poup’ on était convoqué pour un entretien avant de commencer. J’ai pris mon poste le 2 Novembre 1993.
MuB : Woaoh ! quelle mémoire ! Quelle fut ton impression en arrivant là-bas ?
Karine : J’étais très intimidée. Il faut dire que j’étais jeune, c’était mon premier poste et une fois arrivée dans ce bâtiment immense je me rappelle de verrières énormes, de ces longs couloirs et d’une ambiance feutrée, calme dans les bureau. Il faut dire que l’agitation des services ne nous parvenait pas de là.
MuB : Où as-tu été accueillie en premier ? Dans le service où tu allais travailler ou ailleurs ?
Karine : J’ai commencé au rdc oratoire. Quand on arrivait à la poup on faisait ce qui s’appelait un tour de maison pendant un an. On passait quatre mois à chaque étage donc j’ai fait le rdc ensuite le deuxième oratoire et j’ai terminé mon tour au 1er milieu où je suis restée jusqu’à mon départ.
MuB : Ces noms sont bizarres, cela n’était-il pas intimidant d’aller travailler au « rdc oratoire » ?
Karine : Oui, c’est vrai qu’au début ça fait bizarre ces noms quand on ne les connait pas; il y avait « oratoire milieu » et « accueil » à chaque étage. Ces noms sont restés de l’époque où c’était un couvent mais très vite je m’y suis faite et ça coulait de source. J’étais maternante au rdc oratoire à mes débuts pendant quatre mois.
Faut dire que la pouponnière même quand on l’a quittée elle est toujours là… C’est une partie importante de ma vie, elle a forgé le début de ma vie d’adulte.
MuB : C’est certain, même lorsqu’on regarde les rares photos disponibles au grand public on n’imagine pas qu’ils l’aient détruite.
Karine : Oui, cela a été très dur à vivre le départ d’Antony.
MuB : Souhaites tu en dire quelque chose ? Par exemple le jour où tu as été embauchée, savais-tu que sept ans après tu quitterais cette pouponnière pour une autre ou bien vous n’en saviez rien ?
Karine : Non, quand j’ai commencé à la poup d’abord je pensais y rester seulement 18 mois. Je ne savais pas si je continuerais ensuite et puis les années ont passé mais non, on ne savait pas du tout que la pouponnière allait fermer. On savait bien sûr qu’il y avait une histoire de terrain, de concession qui devait se terminer, mais jamais on aurait pensé qu’ils puissent toucher à la pouponnière. C’était inimaginable.
Donc quand on a su que la pouponnière allait être divisée en deux et qu’une partie du personnel devrait partir… ça a été un choc !
MuB : Je comprend mieux: entre le moment où ils ont commencé à vous parler de ce projet et celui où cela s’est réellement concrétisé combien de temps s’est-il passé ? Ca se compte en mois ou en années ?
Karine : Je ne sais plus trop… Ca a été à la fois long parce que ça faisait un moment que des bruits couraient, et rapide car quand on a su que la pouponnière à Asnières était en construction là ça a été vite. Il a fallu faire le choix des enfants qui viendraient, de quelle maternante était volontaire pour partir.
MuB : Cela devait être dur. Du coup ceux qui habitaient au sud partaient au Plessis et ceux qui habitaient au nord à Asnières ?
Karine : Oh la la oui ! Partir. Rester. C’était pas simple. Pour la plupart oui cela s’est fait comme ça. Moi j’habitais au Plessis et quand j’ai su que la poup allait être délocalisée j’ai déménagé à Colombes. Mais certaines ont préféré rester à Antony malgré la distance. Si je me souviens bien, ça s’est fait sur la base du volontariat.
MuB : Tu découvrais un nouveau lieu, avec une histoire toute neuve. Alors que Antony avait une très longue histoire ! D’ailleurs ça me fait penser à une question qui peut paraitre bête: est-ce qu’on ressentait que c’était un bâtiment avec une « histoire » ?
Karine : Oh oui, ça se ressent ! Antony et Asnières: rien à voir ! A Antony comment dire… il y avait une atmosphère particulière et je suis sûre que c’était dû aux lieux, à ce passé et aux anciennes qui nous on beaucoup apporté, raconté le passé, le travail d’avant. On a pu s’approprier les lieux avec son histoire. Il y a eu une vraie transmission de la façon de travailler, alors qu’à Asnières on est arrivé dans des locaux neufs.
Le départ d’Antony a été dur pour les petits et les grands. Je m’en rappelle comme si c’était hier : il y avait eu une petite fête et puis les « Chantapoup » nous on accompagnés au bus avec les enfants. Tout le monde s’est dit au revoir, il y a même eu des larmes. Rien qu’en te le racontant je me rappelle encore de l’émotion de ce jour-là. Pourtant ça date !
MuB : C’est très beau. Effectivement même des années en arrière je comprend que l’émotion est encore là.
Karine : Quand on est arrivé à Asnières, c’était bizarre. Les nouvelles auxiliaires étaient là à nous attendre pour nous accueillir. Il y avait la joie de découvrir ce nouveau lieu de vie avec les quelques enfants qui nous avaient suivi… un peu comme quand on déménage dans une nouvelle maison.
MuB : Pour ce qui est de « la transmissions des anciennes », de « comment cela se passait avant », je suis entièrement d’accord avec toi. Pour moi un métier ne se transmet pas qu’en cours. C’est surtout sur le terrain. J’accorde beaucoup d’importance à « la transmission de l’histoire, des gestes et du savoir »
Quel regard avaient les anciennes d’Antony sur le passé ? Qu’avaient-elles connu de différent ? Te souviens-tu ? Avaient-elles connu de grands changements au sein même d’Antony ?
Karine : Je me souviens de ma collègue A. qui était une ancienne. Elle avait débuté toute jeune et quand je suis arrivée elle devait avoir dans les 50 ans donc un vécu à la pouponnière. Elle me racontait parfois l’avant: quand il y avait encore des vitres de séparation entre les enfants et les visiteurs, pour pas qu’ils amènent des microbes de l’extérieur ou quand les enfants étaient malades en quarantaine. Elle se souvenait aussi de grandes pièces remplies de berceaux…


MuB : Ces chambres contenaient combien de lits à l’époque où toi tu y travaillais ?
Karine : Si je me rappelle bien 3 ou 4 maximum et c’était des vraies chambres d’enfants, avec le matériel adapté, des décorations aux murs… Bien que les pièces étaient très grandes on essayait au maximum que chacun ait son petit univers.
On travaillait par groupes de 4 adultes qu’on appelait « un poste » et chaque poste était composé de 6 ou 7 enfants maximum.
MuB : Gigi m’a fait part qu’au premier abord les chambres pouvaient paraitre « austères » à cause du carrelage au sol, des portes vitrées, des plafonds très hauts… Ces plafonds étaient hauts dans tous les endroits de la poup ou seulement certains ?
Karine : Oui, c’est vrai qu’au premier abord ça pouvait donner cette impression d’austérité. Les plafonds étaient hauts partout. C’est pour cela qu’on essayait d’humaniser un maximum les lieux par de la déco, des dessins et des jouets.
MuB : Et lorsque tu as visité l’unité d’enfants pour la première fois, quelle a été ton sentiment, tes impressions ?
Karine : Mes impressions, comment dire ? Je me sentais toute petite dans ces grands couloirs. C’était étrange : les enfants voyant une nouvelle tête sont venus rapidement vers moi. On m’a présentée à mes futurs collègues et je me suis très vite imprégnée des lieux. Ce sentiment d’intimidation a vite laissé place à un sentiment de… comment dire ? Je me suis vite sentie à l’aise, en confiance. Au bout de quelques jours en double, j’ai pris mon poste seule – toujours en me faisant guider par des anciennes bien sûr !
J’ai vite eu l’impression d’être là depuis très longtemps !
MuB : C’était la preuve que tu as bien été accueillie.
Karine : Oh oui ! Très bien ! Très vite mise en confiance, et jamais on ne m’a laissée seule face à un soucis quel qu’il soit. Il y avait toujours quelqu’un à qui je pouvais demander conseil: une collègue maternante ou une responsable d’unité.
MuB : Savais-tu ce qu’était une pouponnière avant d’être embauchée ?
Karine : Oui en fait pour mes amis de promo et moi c’était assez particulier car en début d’année nous avons signé un contrat avec le Conseil Général qui nous offrait une bourse d’étude et en contre partie une fois le diplôme obtenu on devait travailler 18 mois pour eux soit en poup soit en maison de retraite : donc pour moi le choix a été sans appel. Je voulais travailler avec des enfants et qui plus est, en pouponnière ou en foyer (enfin pas en crèche). Donc j’ai eu toute mon année pour me renseigner sur ce qu’était exactement une pouponnière à caractère sociale; ainsi, quand je suis arrivée, je savais ou je mettais les pieds.
MuB : Quel était ton lieu préféré ?
Karine : Mon lieu préféré était le parc. C’était vraiment super ! Il y avait les animaux, le jar « oscar », les lapins, des jeux pour les enfants… Dès qu’on pouvait on était dehors avec les enfants. L’été on y faisait des pique-niques…
MuB : N’avez-vous pas peur de perdre les enfants de vue ?
Karine : Non parce que la vue à l’intérieur du parc était bien dégagée et les petits ne s’éloignaient pas trop. Quant aux plus grands on connaissait leurs cachettes, on savait donc où les trouver !
MuB : Trop fort ! Et quel était le lieu de la pouponnière que tu aimais le moins ?
Karine : En fait j’en vois pas… je dirais les grands couloirs du sous-sol qui menaient à la lingerie, au réfectoire et à la pointeuse mais bon, c’était pas non plus terrible ! Disons que c’était moins agréable que les services.
MuB : Et la chapelle, la connaissais-tu ?
Karine : Je savais qu’il y en avait une mais je ne me souviens pas y être allée.
MuB : Sais-tu où elle se situait ?
Karine : Je crois qu’il fallait passer par la cour intérieure là où il y avait les ateliers, mais nous n’allions jamais par là avec les enfants.
MuB : Qu’évoque pour toi le mot « maternante » ?
Karine : Le mot « maternante » est lié à toute une époque pour moi. C’est protéger, prendre soin des enfants au quotidien. C’est materner sans bien sûr prendre la place de mère. C’est un mot riche de sens, à la fois simple et compliqué.
Je ne sais pas si il y a d’autres endroits où on appelle les auxiliaires des maternantes mais je sais que c’est un mot qui faisait souvent réagir ! Lorsqu’au premier abord on disait: « je suis maternante », on nous regardait comme des extra-terrestres !
MuB : Et toi, comment as-tu réagi la première fois qu’on t’a dit le mot « maternante » ?
Karine : Moi j’ai trouvé ça génial ! Je trouvais que ça qualifiait totalement mon rôle auprès des enfants. J’ai adhéré de suite puis j’ai vraiment eu du mal quand arrivées à Asnières petit à petit on a arrêté de nous appeler des « maternantes » pour redevenir simplement des « auxiliaires ».
MuB : Oui, c’est vrai qu’il n’avait plus la même résonance pour les nouvelles. Je ne sais pas si tu as eu l’occasion de lire mon article intitulé « qu’est ce qu’une maternante » mais l’anecdote que j’y cite m’a par la suite fait culpabiliser de me présenter en tant que « maternante ».
Karine : Oui je l’ai lu et je trouve ça dommage. Il est vrai que parfois pour certaines mères ça pouvais être difficile à accepter mais en général ça se passait bien. Pour ma part je n’ai jamais eu de soucis avec ce terme.
MuB : Quel regard avais-tu sur les enfants ?
Karine : C’était parfois difficile, quand on abordait leurs situations, de se dire que certains ont des départs dans la vie bien tristes et compliqués. Mais au quotidien ils étaient pour moi comme tous les enfants et j’étais là pour m’en occuper, faire en sorte qu’ils grandissent et s’épanouissent le mieux possible, et j’espère avoir réussi.
MuB : Et sur leurs familles ?
Karine : Là c’était plus compliqué car il ne fallait pas juger. Rester professionnel quel que soit la situation et cela n’était pas toujours évident. En général les rapports étaient bons. Lorsqu’on accompagnait les enfants en visite au salon, le plus dur était de gérer la séparation.
J’ai même fait des accompagnement en prison pour un enfant. Là je dois dire que je n’en menait pas large !
MuB : Était-ce au parloir ou bien y avait-il un lieu dit « ouvert » où le parent pouvait jouer avec son enfant ?
Karine : C’était une pièce à part mais plutôt austère, avec une table et des chaises. Il y avait l’enfant, son parent, l’éducateur de l’ASE qui s’occupait de l’enfant et moi.
C’est un sujet que je souhaite aborder dans un futur article…
Karine : Sinon pendant les visites à la pouponnière les parents montaient dans les services et pouvaient rester avec leurs enfants – pendant les goûters par exemple.
MuB : Regrettes-tu ou non que les parents n’aient plus eu droit de cité dans les services comme par exemple lors du goûter ?
Karine : Oui, je trouve ça dommage que les parents ne puissent plus avoir accès au lieu de vie de leur enfant. C’était important pour eux déjà de savoir où et comment était installé leur enfant. Pour les enfants aussi qui étaient contents de montrer leur petit espace à leurs parents. Et franchement, même si parfois il y a eu des moments difficiles avec par exemple des parents qui ne voulaient plus partir, la plupart du temps ça se passait vraiment bien ! Et puis je pense que c’était bien aussi que nous autre maternantes ayons un lien avec les parents – parfois rien qu’en parlant avec eux on pouvait apprendre plein de chose des habitudes de leur enfant !
MuB : Je suis entièrement d’accord avec toi et de toute manière je ne le cache pas dans mes articles. Sinon, et bien que tu l’évoques en début d’interview, quel était ton regard sur tes collègues ?
Karine : J’ai eu de supères collègues ! Franchement je ne me rappelle pas d’une avec qui je ne me sois pas entendue. Elles étaient toujours à l’écoute, on partageait nos idées et même si il nous arrivait de ne pas être d’accord on arrivait toujours a se faire entendre pour le bien de l’enfant. Et puis on était un mélange de personne il y avait des jeunes, des plus âgées, nous avions toutes notre vécu et nos idées qui faisaient un parfait mélange !
MuB : Quel est ton regard sur l’adoption ?
Karine : A côté des histoires souvent difficiles de certains enfants, on savait que, quand nous accueillions un « P.E » (c’est-à-dire « pupille de l’état »), et même si son début de vie n’était pas ordinaire, sa situation serait réglée rapidement et qu’à trois mois – si tout se passait bien – il partirait avec sa famille adoptive.
Parfois ce n’était pas facile d’accepter que les nouveau parents décident de changer le prénom de l’enfant car nous, nous l’avions connu s’appelant de tel manière et il fallait s’habituer à l’appeler autrement. Mais en même temps c’était leur choix, leur histoire a eux…
Aussi je me souviens d’un petit dont les parents avaient décidé de changer le prénom: pendant la phase de mise en relation on a commencé par coller son nouveau prénom à l’ancien puis petit à petit on a mis le nouveau prénom devant pour finir par ne l’appeler que par son nouveau prénom.
MuB : Désormais, lorsque les parents adoptifs choisissent de changer le prénom de leur enfant, la plupart accepte d’apposer l’ancien prénom en deuxième prénom à l’enfant. Trouves-tu cela bien ?
Karine : Oui je trouve que c’est bien si le prénom a été choisi par sa mère biologique: c’est un morceau de son histoire, cela raconte quelque chose de son début de vie. Maintenant si le prénom a été choisi par une équipe médicale peut-être cela est-il moins important, mais c’est vrai que souvent les parents adoptifs laissaient figuré le prénom de naissance en deuxième ou troisième prénom.
Sinon je trouve que le processus qui s’enclenche lors de l’arrivée d’un enfant proposé à l’adoption est plutôt bien fait, la mère biologique ayant deux mois revenir sur sa décision. Ensuite les choses s’enclenchent assez vite et vers trois mois l’enfant s’en va dans sa famille.
MuB : Le délai de deux mois, en tant que professionnelle en lien direct avec l’enfant qui est dans l’attente d’une famille (adoptive ou d’origine si le parent se rétracte), tu le trouves mesuré ? (là nous ne parlons que de l’enfant et non du parent biologique pour qui la durée peut sembler trop courte)
Karine : Oui, même pour l’enfant car il a besoin de temps lui aussi pour accepter la situation et pouvoir faire la transition de sa mère biologique qui l’a porté vers sa nouvelle histoire avec sa famille adoptive.
Je pense que s’il passait de l’un à l’autre trop rapidement ça pourrait être nuisible pour lui car on a souvent vu des bébés arriver à la pouponnière qui se portaient bien et commencer à somatiser au bout de quelques temps. Parfois certains bébés avaient besoin d’une ou de quelques séances chez un thérapeute pour pouvoir continuer à avancer et peut-être qu’en partant trop tôt dans sa famille adoptive cette étape pourrait être zappée par les parents et faire plus de mal que de bien…
MuB : C’est très important ce que tu expliques là ! Cela permet à des parents adoptifs, des enfants adoptés ou des parents biologiques de mieux réaliser la place de l’enfant dans le processus d’adoption et son ressenti à lui…
Nouvelle question:
Sachant qu’à l’époque l’album-photo n’existait pas, trouves-tu légitime qu’une ancienne enfant d’Antony, Isabelle, cherche à apprendre des détails de son passé à la pouponnière ?
Karine : Oui, je trouve cela totalement logique et naturel. Parfois au début de sa vie d’adulte on peut avoir besoin de faire un retour sur le passé, sur son début de vie… pour pouvoir avancer.
J’ai été contactée une fois par un jeune homme qui avait été adopté il y a une trentaine d’années et qui cherchait des documents ou photos sur Antony. Il souhaitait revoir aussi les personnes qui s’étaient occupées de lui à l’époque. Je n’ai malheureusement pas pu lui être d’un grand secours mais je l’ai orienté vers la pouponnière du Plessis où il avait plus de chance de trouver des anciennes maternantes d’Antony.
MuB : C’est terrible en effet pour toute cette génération d’obtenir du « vide » au lieu d’informations capitales pour eux… Isabelle trouve normal d’interroger des maternantes car elles étaient en lien direct avec les enfants. D’être interviewée sur le blog, te sens-tu à ta place de maternante ?
Karine : Oui je le pense car effectivement on a fait partie de la vie de ces enfants. Nous les avons aidés à débuter leur vie du mieux qu’on pouvait donc oui, je pense que les maternantes ont leur place ici.
Cette interview s’arrête là. Souhaites-tu adresser un message à Isabelle ?
Karine : Isabelle, j’espère que ces quelques souvenirs t’auront permis d’en apprendre un peu plus sur la vie à la pouponnière et que tu trouveras ce que tu cherche.
Karine et MuB

