En pouponnière, les professionnels assurant les soins quotidiens de l’enfant reconnaissent  l’observation comme un élément indispensable à leur fonction, celle de répondre aux besoins individualisés des enfants. Cependant, la lecture de leurs écrits professionnelles fait ressortir que pour mener à bien leur travail, ils leur est nécessaire d’avoir une vision partagée de l’évolution de l’enfant qu’elles accompagnent. Leurs observations pourraient les y aider. Il faudrait pour cela qu’elles soient mieux utilisées dans le travail d’équipe. Car, aussi bien dans les échanges spontanés que lors des réunions institutionnelles où elles sont convoquées pour décrire une situation, leurs observations peuvent être également utilisées comme moyen pour répondre à des interrogations soulevées à propos de l’enfant mais aussi pour mieux adapter les actions des professionnelles.

Dans un ouvrage, Anne-Marie Fontaine nous parle d’une démarche d’observation professionnelle qu’elle compare à  une attitude de « chercheur ». Ainsi, l’observation peut ouvrir un champ de réponse à une préoccupation professionnelle, si celle-ci est traduite en une interrogation portant sur l’enfant. L’enfant étant le bénéficiaire de toute action qui le concerne, il parait raisonnable que nos actions incluent celui-ci dès leurs élaborations. Cette démarche que l’auteur a largement expérimentée, permet également d’affiner notre regard sur les différents comportements de l’enfant et réduit par conséquent les effets pas toujours profitables de nos trop hâtives interprétations personnelles.


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