Nous sommes de plus en plus soumises aux sollicitations dans notre milieu professionnel. Rare sont devenus les actes pratiques de l’auxiliaire qui ne soient pas interrogés et réinterrogés « pour le bien de l’enfant ». L’auxiliaire est en quelque sorte devenue le nouveau moyen d’agir pour certains professionnels éloignés de la relation directe avec l’enfant mais ayant une influence de plus en plus grande sur celle-ci. Petites définitions :
Education : action de développer les facultés morales, physiques et intellectuelles.
Psychologie : science qui étudie les faits psychiques.
L’auxiliaire en pouponnière a un rôle d’éducation important pour le jeune enfant dont la santé, c’est-à-dire le bien être globale, est sa mission professionnelle. L’enfant doit pouvoir nourrir et développer son potentiel, ses capacités intellectuelles, physiques, psychiques et ses relations sociales dans un environnement adapté et sécurisant. L’équipe pluri-professionnels parmi laquelle l’auxiliaire travaille à pour visée commune : l’intérêt de l’enfant. Chacun, de part sa spécificité professionnelle, apporte une part nécessaire au bien-être de cet enfant. L’auxiliaire, de part sa position, est en quelque sorte le « réceptacle » avant l’enfant des projets élaborés pour celui-ci au sein de la structure pouponnière. Elle se trouve par conséquent au centre de l’action pour l’enfant. Elle doit composer avec ce que lui montre l’enfant et ce que les autres professionnels voient et pensent de cet enfant. Pour que celui-ci puisse conserver son unité d’être, elle doit pouvoir concilier le « dire » et le « faire » pour chacun des actes posés.
La réalisation d’un projet personnalisé dans les établissements sociaux à ouvert les cloisons du travail en équipe et du travail hiérarchique. Cela a pu mettre en lumière la qualité des échanges au sein des équipes pluri-professionnelles et interroger le « faire ensemble ». C’est bien la COORDINATION de toutes les fonctions présentes qui permet d’appréhender la complexité du jeune enfant en développement. C’est bien le partage et l’accordage de toutes les observations et interprétations qui permettent de conserver l’unité d’être de l’enfant. Le développement de chaque enfant concerne son évolution globale qui relie l’éducatif et le psychique. Il est donc logique que LES professionnels d’éducation sociales et LES professionnels de santé de la structure soient impliqués dans le projet individualisé de l’enfant en pouponnière. Reste à savoir à quel niveau ? Je serais tenté de répondre que le respect de l’unité de l’enfant n’admet pas de niveau. Les degrés nous enferment dans nos propres cloisons. l’éduc et l’auxiliaire, le psy et l’infirmière : accordons nos violons !
« Exit la course aux places pour orchestrer l’action, si chère aux prétentieux de toutes les professions. C’est le partenariat qui permet aujourd’hui de définir l’action ! »

