L’enfant pourrait nous dire s’il avait le langage, tout ce qu’on lui apporte et tout ce qu’il supporte, de nos « désirs » pour lui à nos « rêves » accomplis. L’enfant pourrait noter nos actes et nos pensées, nos voix mal assorties, nos verbes tout mélangés et nos regards biaisés si prompts à s’emballer pour un geste « déplacé »: une parole libérée. Nos attentes abyssales, nos lois phénoménales qui n’aboutissent à rien puisqu’elles n’entendent rien. En silence, il appelle un appui, des bons bras pour se laisser guider vers  ce qu’il deviendra, ce qu’il aspire à être, seul, sans trop de dégâts…


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