Winnicot disait qu’un enfant seul n’existe pas. C’est en cela que sa famille est essentielle. Dans sa famille, l’enfant va construire des repères : une filiation, un ancrage, des premières réponses au  » qui suis-je ? » qui mène à l’émancipation, un vrai appui dans son élan pour vivre sa vie.

Une famille défaillante nécessite qu’on la soutienne, non pas par grandeur d’âme ou autre bon sentiment,  mais pour que le plus fragile en son sein ne soit pas prisonnier des rêves et des jugements d’adultes. Pour que l’enfant soit soutenu dans son devenir en respect de ce qu’il est : un enfant dans sa famille. Un enfant seul n’existe pas : même s’il souffre, l’enfant  s’accroche, bravant les plus beaux idéaux, il se cramponne à son ancrage. On ne peut l’aider à moitié, il faut l’accepter tout entier, ce qu’il est et ceux qui l’ont porté. Forte ou fragile, sa famille est le port où l’enfant se projette en regardant devant, vers un mieux devenir.

Winnicot avait bien raison : un enfant seul n’existe pas, il a une aire où commence ses pas !


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