Il est 5 heures, mon réveil sonne.
Je suis encore dans les limbes du sommeil ; j’appuie sur mon portable pour faire cesser l’alarme qui reprendra dans dix minutes. je m’étire dans mon lit. Allez, encore dix bonnes minutes et je me lèverai ! Les conditionnels ne me réussissent pas vraiment, pourtant, j’attends la prochaine sonnerie en faisant semblant de savourer ce petit répit… Bon, il faut se lever !
Je me dirige vers la salle de bain : une bonne douche pour partir du bon pied !
Comme d’hab, je n’ai pas le temps de prendre un sérieux petit déjeuner. Ce sera du chocolat, deux tranche de pain de mie, confiture, et hop ! Station de bus, attente, terminus, station de métro, attente, deux stations. Réflexion : bus ou marche ? Ce sera marche ! L’œil, toujours resté connecté sur les minutes qui filent (d’une vitesse affolante dès que le réveil sonne) affiche déjà 7 h.
L’œil qui dès le matin s’efforcera de voir, de lire, d’enregistrer ce qui file sous mon nez. Je pense à une formule : Le regard et la main. Regard pour s’assurer, pour se réassurer, du moins pour essayer. Et la main, la bonne main, qui contient, retient et se retient. Le regard et la main, comme mis sur un dessin de repères enfantins.
Je débute la journée et déjà mes pensées se voient animées par des têtes, des regards, des humeurs intérieures qu’il faudra réaménager, des sourires, de l’humanité, sans se laisser piéger par des sourires masqués.

