Je vis dans ses yeux noirs toute sa différence

Son regard tel un loup qui vous perce, qui vous sonde

Son sourire de renard paré pour jouir du monde

Ces mains qui se raidissent dans la force d’un poing

Je vis sous ses sourcils ces regards qui effraient

Tous ceux dont les manières froissent la politesse

Tous ceux dont les accents trahissent l’étrangeté

Ceux qu’on ne connait pas mais nous montre qu’ils existent

Ceux que l’on ne vaut pas mais qui pleurent et qui aiment

Tous ces regards humains à qui on tourne le dos

Il m’a tendu la main et j’y ai mis la mienne

Et ma mère, de son lit, me dit : “Voici ton frère”


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