Le blog fête sa première année

Lorsque j’ai entendu ce mot pour la première fois, j’y ai vu une possibilité de réflexion sur notre environnement professionnelle. Erreur ! Il s’agissait encore de ces mots que l’on détournent de leur cible (maltraitance en l’occurrence) volontairement pour mieux les ré-aborder de la même façon car c’est toujours la même soupe que l’on nous vend ! « Professionnel, Il faut rester à l’écoute de l’enfant » sans aborder les conditions d’application. Comme si vous pouviez assurer le bien sans condition ! Il faut parler des conditions d’exercice de l’auxiliaire : les conditions de prise en charge ont autant, si ce n’est plus, d’importance que l’état d’esprit de la professionnelle qui a conscience de l’intérêt de l’enfant. De part la diversité des parcours et des représentations (interprétations) du monde de la petite enfance qui s’y côtoient, le milieu professionnel  peut être un frein à une approche commune de la bientraitance alors que les conditions d’exercice du métier agissent plus qu’on ne le pense sur la manière de faire. Ainsi, si l’auxiliaire veut prendre plus de temps avec un enfant parce qu’elle le sent en demande particulière, il peut lui être reprocher de ne pas tenir compte de l’organisation du service en tant que repère pour l’enfant sans percevoir dans cet acte une attitude bientraitante. Aussi, un sentiment de grand vide dans les institutions, après les belles phrases.


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