Je ne suis pas la mère, ni une substitution de la mère. Pas un complément ni une suppléante. Je suis maternante de l’enfant, non pas pour vous mais pour lui. Les adultes ont tendance à ne voir pour l’enfant que ce qui semble bon pour eux-mêmes. L’enfant, lui, ne voit que ce qu’on lui donne, pas ce qu’on lui promet.
Et moi, quand, après les soins que je lui ai donnés, il m’appelle ; quand je lui réponds, quand je l’écoute, quand je le prends en compte, quand je le console, quand je m’émerveille devant un progrès, quand je l’encourage, quand je veille à lui parler de ses parents qui lui manquent, en respectant leur vérité et en gardant une attitude humaine : je me sens maternante. Appelez ça comme vous voudriez, mais ce mot « maternante » s’il me parle de cette façon, s’il me met dans cet état de préoccupation pour cet enfant, alors je prends ! Merci, Françoise Dolto.

