Elle a tout planifié pour dresser sa couronne, placé chaque pièce sur l’échiquier,
Elle ne sait pas encore quel nom sera donné à la partie, peut-être attend-elle qu’on propose le sien, par fausse modestie,
Son ambition ombrage les espoirs de celui sur qui elle a tout misé et qui est devenu son roi; mais c’est juste un enfant…
La partie commence bien elle sacrifie les pions qui se jettent en avant,
Puis elle déplace les cavaliers afin de leur définir des emplacements stratégiques… hélas tragiques,
Elle fait appel à l’extérieur pour qu’il se scinde à l’intérieur, mais cela reste des tours opérant des tranchées rectilignes, qui dessinent les douves mais ne percent pas l’enceinte,
Peu importe, avant elle d’autres ont laissé leur empreinte lors de victoires éclatantes, pour la cause des enfants.
Fou du roi elle qui s’imaginait reine, donnant enfin son nom à une partie, inversement égale à celles de ces illustres prédécesseurs,
Seul les pions savent en combien de coups la conquête s’est joué et quelles pièces ont été sacrifiées pour être en droit de nommer cette partie infernale, mais leçon magistrale:

