Ces gravures, photographiées au musée de l’AP-HP, méritent à elles seules un article. Quel dommage qu’elles occupent un angle du mur et que l’on ne puisse se pencher davantage dessus, entravés que nous sommes par un présentoir qui renferme de précieux documents. Rares sont ceux qui s’attardent dans cette seconde salle pour inspecter les petites affichettes de futilité apparente. Quel bonheur c’est pour moi d’ainsi profiter de cette mauvaise exposition desdites gravures pour mieux vous les faire découvrir et surtout commenter. Elles représentent différents moments de la vie quotidienne des enfants de la crèche-modèle Chaillot. En furetant comme j’aime le faire sur le site Gallica, j’ai retrouvé, dans un livre numérisé, les gravures exposées au musée. Elles sont toutes regroupées dans un chapitre intitulé « Les Enfants-trouvés, les Salles d’asile, les Crèches, les Bureaux de Nourrices ». Ainsi je peux avec certitude situer le lieu qu’elles représentent et l’époque des scènes représentées.
Permalien: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2057032/f1.image
Extrait du livre « Tableau de Paris » – Editions « Paulin et Le Chevalier »
… Paris, eu égard à sa population, est, de toutes les capitales européennes, celle où les enfants trouvés sont le moins nombreux, et c’est cependant la France qui se montre la plus rigoureuse et la moins maternelle pour assurer le sort de ces pauvres enfants, qu’elle semble ne pas vouloir reconnaître comme étant à elle. A Londres, les enfants-trouvés reçoivent une éducation qui parait inspirée par Franklin, et que dicte l’intelligence de ce peuple si industriel.On leur apprend à distinguer le bien du mal; on veut leur donner des moeurs et du coeur. La Russie, Naples, reconnaissent à leurs enfants trouvés la faculté d’avoir des dispositions naturelles, et, quand celles-ci se sont fait jour, on les cultive, on les développe. A Moscou, on en fait presque des gens du monde, car on leur enseigne la danse, la musique, et ils possèdent un théâtre avec tous ses accessoires.
En France, au contraire, l’enfant-trouvé reçoit, avec le congé de l’administration, un brevet de domesticité: qu’il ait une intelligence en dehors de l’ordinaire, du génie même, peu importe; le voilà classé dans la dernière catégorie de l’espèce humaine, avec une livrée sur le corps; il faut qu’il garde sa livrée et qu’il demeure où on l’enchaîne, à moins qu’il ne préfère la faim. Jamais on ne veut l’admettre de bon gré dans le domaine de l’intelligence, et ce n’est que par lui-même qu’il peut parvenir.
… On ne peut se dissimuler qu’à côté de ses immenses bienfaits, cette oeuvre (celle de St Vincent de Paul) n’ait pu quelquefois favoriser le vice et l’inhumanité. Une mère dénaturée, ou plus souvent encore une mère ne puisant pas dans le sentiment maternel l’énergie nécessaire pour lutter contre la misère, peut être excitée à abandonner ses droits en déposant sur le seuil hospitalier l’enfant qui, dès ce moment, lui devient presque toujours étranger. Une société, la société de charité maternelle, s’est formée dans le but de combattre cette nécessité cruelle, de resserrer des liens si puissants et si doux; mais les secours que cet établissement accorde aux mères indigentes cessent à l’instant où les enfants quittent le sein maternel. Plus tard, les écoles primaires et de charité les reçoivent dans leur enceinte; néanmoins il s’écoule toujours un intervalle de plusieurs années pendant lequel un grand nombre d’enfants languissent dans le plus cruel abandon.
Les premières années de la vie des enfants, si précieuses et si décisives pour leur développement moral et physique, sont, pour les enfants des classes pauvres, une époque de dangers de toute nature, et la source de mille maux. La corruption du coeur en est souvent la suite, et un trop grand nombre de ceux qui, à l’âge de sept ou huit ans, entent dans les écoles, y apportent le germe de bien des vices. La grossièreté du langage, l’habitude du blasphème, le mensonge, la propension au vol, ne leur sont que trop familiers, et la voix de la conscience est étouffée dans leur coeur avant que d’avoir pu s’y faire entendre. Comment pourrait-il en être autrement ? Une mère, dès qu’elle est chargée d’enfants en bas âge, serait forcée, si elle ne voulait pas les quitter, de renoncer à toute occupation extérieure. Cependant le travail est la condition d’existence du pauvre; s’il est forcé de suspendre ses pénibles efforts, une horrible perspective s’ouvre devant lui: le dénûment, la faim, la misère, le désespoir, l’assaillent et le pressent. Il faut mourir ou solliciter les secours toujours insuffisants de la charité publique: des milliers de familles sont dans ce cas. Le prix de la journée de l’ouvrier qui est père ne peut, dans une ville surtout, fournir à l’existence de plusieurs personnes, suffire à tous leurs besoins. Qu’arrive-t-il alors ? La mère, obligée aussi de contribuer au soutien de la famille, abandonne ses enfants pendant la plus grande partie du jour: ou bien elle les confie à une voisine inattentive, ou bien elle s’en remet à une de ces femmes dont le métier est de garder les enfants.
Dans le premier cas, à combien d’accidents ne sont-ils pas exposés, soit que renfermés sous clef, ils courent la chance de devenir victimes du feu et de tous les dangers que leur imprudence peut faire naître; soit qu’errants dans les rues, ils y trouvent d’autres périls en même temps qu’ils y reçoivent les plus tristes leçons et les plus dangereux exemples !
Dans le second cas, ils sont retenus dans une chambre étroite et malsaine, repaire infect dans lequel 15, 20 ou 30 enfants se trouvent entassés, et où le défaut d’espace les condamne à une inaction dangereuse pour cet âge. Combien ces inconvénients ne deviennent-ils pas plus graves encore, lorsque la personne chargée du soin de garder ces enfants, et qu’on n’a choisie que parce qu’elle demandait le salaire le moins élevé, se montre indigne de remplir une telle tâche ? Nulle surveillance n’est alors exercée sur eux; leurs mauvais penchants naissent et se développent sans qu’on y fasse attention, et la contrainte, souvent même la violence et la brutalité, répriment leurs joies enfantines en excitant chez eux des sentiments d’irritation.
Il était donc naturel que la condition des petits enfants des pauvres, en serrant douloureusement le coeur de quiconque l’observe, inspirât des efforts en leur faveur. On s’est dit qu’en prenant ses enfants à une pauvre mère, en les lui gardant tout le jour, en la mettant à même d’employer avec courage les forces que Dieu lui donne, et de joindre son gain au gain de son mari, on secourrait puissamment la famille. On s’est dit qu’il est de plus grandes misères encore, que telle est celle d’une malheureuse veuve. Quelque déchirement de coeur qu’elle ressente, il lui faut quitter ses enfants, et, l’âme pleine d’angoisses, aller gagner le pain de chaque jour. On a pensé que les salles d’asile subviendraient à ces cruelles nécessités, et que la mère de famille qui aurait déposé ses enfants dans leur enceinte pourrait se livrer à un travail assidu, sans que nulle inquiétude vint troubler son coeur. Mais, pour que ce bienfait ne devint pas un encouragement à la paresse et à l’imprévoyance des mères de familles indigentes, on a pensé en même temps qu’il ne fallait admettre que les enfants dont les parents justifieraient d’une occupation quelconque, et que l’habitude de la mendicité fût un motif invariable d’exclusion. Telle fut la pensée-mère de ces établissements.
… Des salles d’asile aux crèches, il n’y a qu’un pas: qu’on nous permette de le faire. Aux termes des règlements des salles d’asile, les enfants, pour y être admis, doivent avoir atteint l’âge de deux ans.
Or, une pauvre mère qui va travailler hors de son logis est forcée de confier son enfant au-dessous de cet âge aux soins d’une sevreuse, pauvre comme elle, et, sur son modique salaire de 1 francs 50 centimes au plus, est contrainte de prélever 70 ou 75 centimes pour rémunérer cette garde. Quand cette mère a deux enfants, comme son salaire ne suffirait plus, elle est obligée de les abandonner à tous les dangers qui entourent un âge si tendre. Ils souffrent, ils crient pendant qu’elle travaille au loin pour eux, ou bien encore ils sont confiés aux soins inexpérimentés de frères et soeurs un peu plus âgés qu’eux, enfants mal élevés, que cette occupation, à laquelle ils sont impropres, empêche d’aller recevoir les leçons de l’école ou les conseils d’un maitre d’apprentissage.
Le sentiment maternel succombe trop souvent dans ces luttes contre la misère. De là accroissement du nombre des enfants-trouvés; quand il est le plus fort, l’insuffisance des soins payés par de si lourd sacrifices, l’appauvrissement de lait de la mère par suite des privations qu’elle s’impose et des inquiétudes continuelles qu’elle éprouve, l’air vicié que les enfants respirent chez les sevreuses, produisent la plupart de ces estropiés et de ces rachitiques, si nombreux dans la classe indigente. C’est à ce malheureux état de choses que des âmes charitables voulurent porter remède, ce sont ces déplorables conséquences qu’elles voulurent conjurer. La mission qu’elles s’étaient donnée, l’Etat lui-même ne pouvait tarder à l’accepter: l’humanité, la religion, l’intérêt public, demandaient qu’on vint au secours de ces pauvres mères, au secours de ces malheureux enfants.
Les résultats d’une telle mesure proposée devaient donc être immenses: diminution probable du nombre des enfants-trouvés; – diminution certaine de la mortalité qui frappe ce premier âge; – accroissement et amélioration du travail des pauvres mères; – liberté rendue aux enfants plus âgés de suivre l’école ou de se rendre à l’atelier: tels sont les avantages immédiats de cette mesure, avantages qui se font déjà sentir. Le nombre des ménages inscrits aux bureaux de bienfaisance devra diminuer aussi quand les mères auront la liberté de leurs bras et de leur temps; plus tard les asiles, les écoles verront moins d’enfants infirmes ou malsains; plus tard enfin les conseils de révision auront moins de conscrits à réformer. Un bon principe amène généralement de bonnes conséquences: l’amélioration physique de la race humaine pourra contribuer à l’amélioration des classes laborieuses, qui doivent à tant de titres occuper la sollicitude, nous ne dirons pas seulement des amis de l’humanité, mais des hommes d’Etat qui comprennent leurs devoirs et ont la prévision de l’avenir.
C’est donc dans un but si louable que fut fondée, en 1844, à Chaillot, dans la partie la plus nécessiteuse du premier arrondissement, une crèche pour les enfants pauvres au-dessous de deux ans. Dans un local très-modeste mais propre et sain, dont l’ameublement se compose de berceaux, la mère peut déposer son enfant le matin dès 5h30; elle vient, si elle est encore nourrice, l’allaiter aux heures des repas, et le reprend chaque soir à 20 heures. L’enfant sevré a son petit panier comme l’enfant de l’asile. Des berceuses prennent soin des enfants sous la direction des Soeurs de Charité et sous la surveillance des Dames inspectrices de la salle d’asile. – Un médecin visite la crèche tous les jours. – Un thermomètre sert à régler la température convenable.
Pour faire admettre un ou deux enfants, une mère n’a qu’à justifier de sa pauvreté, de la nécessité où elle est d’aller travailler hors de chez elle. – Elle paye 20 centimes par jour pour les berceuses, et s’engage à venir allaiter l’enfant, ou à garnir son panier, s’il est sevré. Enfin elle le garde chez elle les dimanches et jours de fête. De ces conditions, quelques personnes proposaient de supprimer celle de la rétribution, mais on l’a crue nécessaire, sauf expérience ultérieure, pour mieux assurer et maintenir plus intact le lien sacré de la maternité.
Depuis, le nombre des crèches a grandement et promptement augmenté à Paris…
Ci-dessous voici l’image que j’ai photographiée au musée de l’AP-HP et qui est à l’origine de cet article. Initialement intitulé « promenade et becquée à l’hôpital des enfants-trouvés », je l’ai depuis rebaptisé « la crèche-modèle de Chaillot » en raison de la découverte sur Gallica du livre associé aux gravures (photographiées au musée de l’AP-HP).


Et oui… première info: les créateurs d’aujourd’hui n’ont rien inventé. La table « lune » existait déjà.

Extrait du livre « Tableau de Paris », lui-même tirant le texte qui suit d’un autre livre écrit par M. Jules Delbruck et intitulé « Visitite à la crèche-modèle »:
« … Venez, entrons par le jardin, ou le parterre, si vous aimez mieux; car, à l’exception de quelques arbres pour l’ombrage et de quelques arbustes toujours verts, nous ne voyons ici que des fleurs … Une pente adoucie nous a conduits à la porte de la salle de jeux. Entrons-y; nous ne voyons ici ni berceaux ni lits de camp, et à quoi bon, vraiment ! Quelle vie, quelle agitation, quelle joie, quel tintamarre ! Près de 60 enfants sont là réunis, dont l’expansive gaieté dériderait le front le plus assombri.Ici, un groupe de poupons, sous la direction d’une jeune voisine de trois ans, envoyée par la salle d’asile contigüe, traine, ou plutôt pousse en avant en s’appuyant dessus, un charriot bien rembourré dans lequel se prélassent de tout jeunes nourrissons. Un détachement les accompagne d’un pas grave et cherchant son équilibre, précédé de deux trompettes (harmonicas) et d’un petit lutin de porte-drapeau âgé de 20 mois, plus fier de ses fonctions que nos gigantesques tambours-majors. Plus loin, dans cette encoignure, et près d’une palissade en filet, sont groupés de petits travailleurs absorbés dans leur besogne; ils distribuent grain à grain le manger aux habitants de la volière. Voyez, comme ils ont conscience de la bonne oeuvre qu’ils accomplissent de « donner la soupe » aux bons petits oiseaux ! Tout près de nous, assis sur ces tapis de feutre et occupant le centre d’un ovale en filets, d’autres suivent du regard et du geste (ils ne peuvent pas marcher encore) l’heureuse troupe qui défile devant eux; et, voyez, ils s’associent par la pensée à ce mouvement, et presque tous frappent d’un petit martelet une rangée de timbres, dont les notes, à ce qu’il semble, correspondent à celles des trompettes. C’est l’accord parfait, do, mi, sol.
Allons voir, à l’autre extrémité, ces infatigables manouvriers, qui attaquent avec plus d’acharnement que d’habilité un amas de cailloux blancs et roses qu’une main malicieuse a replacés pendant la nuit dernière, – comme toujours, – et qu’il s’agit cependant de déménager dans des tombereaux à roulettes poussés à 10 ou 12, et non sans faire claquer les fouets.
Partout des occupations actives, et souvent renouvelées par l’esprit ingénieux des dames inspectrices, tiennent en éveil notre petit peuple, et ne lui laissent pas un instant d’oisiveté et d’ennui; les groupes qui se forment et se reforment alternent de l’une à l’autre, toujours empressés, et c’est à peine si, au milieu du babillage et des premiers bégaiements des marmots mêlés aux notes sonores des timbres et harmonicas à tierces, c’est à peine, dis-je, si on distingue le vif gazouillement des oiseaux, qui luttent de joie et d’activité avec leurs compagnons naturels, les petits enfants du bon Dieu. »
Les images qui suivent sont tout autant intéressantes et issues de la même planche. Disons que nous avons une vue plus éloignée des autres salles:

Extrait du livre « Tableau de Paris », lui-même tirant le texte qui suit d’un autre livre écrit par M. Jules Delbruck et intitulé « Visitite à la crèche-modèle »:
« Entrons maintenant à droite, dans la salle aux lits de camp; c’est « la salle des poupons ». Il faut avoir 1 an pour faire partie de cette deuxième division ! Ici, tout est bien plus calme, on y joue très peu, on y dort à de rares intervalles, le jour; mais, par exemple, on y fait 6 repas joyeux et en nombreuse compagnie.
Ces deux rangées de lits de camp diffèrent quelque peu de ceux que nous trouvons dans nos corps de garde. La forme d’abord en est plus gracieuse; vous retrouvez là, comme partout à la crèche, la ligne courbe substituée autant que possible à la ligne droite, le contour arrondi substitué à l’arête vive. Une simple toile en été, une étoffe de feutre en hiver, forment le fond mobile de chacune de ces couchettes; des filets à mailles serrées séparent les enfants et évitent tout contact immédiat pendant le sommeil. Vous retrouveriez dans ces lits de camp, que nous appellerons désormais du nom moins soldatesque de « lits de repos », toutes les conditions de santé et de bien-être. Aussi, du reste, sont-ils rarement occupés le jour, si ce n’est après le repas principal, où une bonne moitié de la population fait une sieste d’une heure.
Mais déjà vos regards sont ailleurs. Cette table, longue, étroite, formant l’ « S » six fois répété, – ou douze fois le fer à cheval, – vous frappe par sa forme et par sa disposition. C’est la table de nos festins. Là, dans l’intérieur de fer à cheval, se placent, à l’heure des repas, toutes les berceuses et toutes les jeunes mentorines de la salle d’asile; et, lorsque les soixante enfants, ayant pris séance sur les stalles des banquettes posées devant la table sur toute la longueur, ont tous été groupés par escouade de cinq ou six, vous verriez un curieux et charmant spectacle. Chaque berceuse, chaque mentorine, veille sur son groupe, dont elle n’est séparée que par la largeur de la table, et chacune, ayant devant elle une soupière à plusieurs compartiments et plusieurs cuillers, donne la becquée à sa petite famille. Quelle joie pour eux de manger tous ensemble, et quel appétissant cliquetis de cuillers vous entendez là ! »

« … Quittons la salle aux lits de camp… et entrons à gauche, dans la véritable crèche, dans la salle aux berceaux. Nous n’y trouverons aucun enfant d’un an, il n’y a ici que des nourrissons, mais nous en verrons en revanche d’à peine âgés de quelques jours.
Nous y voilà; même silence, même absence de cris que dans la salle des poupons. Quelques petits avertissements, de temps à autre; quelques hochets agités ou lancés à terre, c’est tout ce qu’on y entendrait si le chant des berceuses ou le chant des rossignols nous permettait de l’entendre. Près de 80 berceaux-hamacs, ceux-ci réunis en plus ou moins grand nombre, ceux-là isolés, y sont disposés sur 3 rangées; mais la plupart de ces berceaux sont vides. Le sommeil de jour n’est plus qu’une exception à la crèche, on s’y amuse tant et les nuits sont si bonnes et si calmes ! Quelques-uns de nos nourrissons jouent dans la salle de jeux, dans les chariots ou sur les tapis; d’autres s’exercent déjà à essayer leurs premiers pas dans une petite galerie à filets, dont quelques poupons choisis à cet effet leur enseigne l’usage. Une berceuse voiture 12 autres enfants à la fois dans le jardin. Sur les chaises basses, vous voyez des mères donnant le sein, des berceuses allaitant au biberon et faisant quelques toilettes; et, la nuit venue, quand ils auront alterné des genoux de leur mère au jardin, de la salle de jeu à la toilette, du hochet à la double galerie; lorsque tous auront été placés dans leur berceau, lorsque l’inspectrice aura commencé sur l’orgue-mélodium la prière du soir, à l’heure où les oiseaux de la volière mettent la tête sous leur aile, vous verriez nos enfants tous ensemble, après quelques minutes de bercement simultané, s’endormir paisiblement, s’endormir comme les oiseaux de la volière, pour se réveiller comme eux aux premières heures du jour… »
Si vous souhaitez découvrir la suite de cette visite et par exemple de quelle manière sont félicités les « bon élèves » eh bien rendez-vous sur le site Gallica plus précisément sur ce lien:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2057032/f1.image
Comme à chaque fois vous y découvrirez tout un tas de détails intéressants sur la vie des enfants-trouvés associé à des gravures de l’époque.
A bientôt pour un nouvel article de la catégorie « Histoire » de « pouponniere.net ».

