Comment penser la relation triangulaire : auxiliaire maternante – éducatrice de jeunes enfants – psychologue pour un meilleur accompagnement de l’enfant ?
Le jeune enfant a des besoins, bien reconnus, mais il a aussi des aspirations dont on parle peu, hélas, dans les divers lieux où il évolue au quotidien.
Lorsqu’un enfant va mal, les professionnels se resserrent et bien souvent une seule approche professionnelle l’emporte sur les autres : celle de la santé. Or, le bien être de l’enfant n’implique pas seulement qu’il se porte bien mais également qu’il grandisse bien. Quels sont donc les possibilités pour l’enfant de grandir en bonne santé ?
La définition du bien être humain a été élargie des limites de la santé vers une notion d’épanouissement, c’est-à-dire qu’elle implique désormais, pour l’enfant, plusieurs regards professionnels, plusieurs approches de la notion de santé. L’auxiliaire maternante peut être un professionnel de la santé (auxiliaire ou aide soignante) mais elle peut être aussi éducatrice de jeunes enfants. Leurs regards sont complémentaires. Leur champs d’observation et les réponses qu’elles peuvent apporter permettent à l’enfant d’utiliser tous ses potentiels dans son désir de grandir. Le désir de grandir, quant à lui, intéresse plus particulièrement la psychologue qui apportera son éclairage sur les mobilisations psychiques de l’enfant à cette fin.
Puisque l’objectif de tous est de permettre que l’enfant accède à son autonomie non pas à travers la vision des adultes mais en construisant ses propres références, la collaboration de ces trois professionnels s’avère indispensable pour ne pas s’accaparer le désir de l’enfant mais de rester mobilisés, par une vision croisée , au service de l’intérêt de l’enfant lui même.
ChS

