Un bon questionnement est l’outil principal de travail du professionnel qui assure la relation maternante avec l’enfant. En effet, il s’agit de répondre aux besoins de l’enfant et non pas à l’intention adulte pour l’enfant.

Plutôt que de penser : que veut cet enfant ? La question  « que veut me dire cet enfant ? » atteste que l’adulte a le soucis de ce qui convient à cet enfant.

Bien entendu, il revient à l’adulte de l’accompagner sur le chemin de sa propre autonomie et de son épanouissement sociale. Mais il s’agit bien de ce que vise l’adulte pour l’enfant lui-même, c’est-à-dire que l’enfant est sujet et non objet de l’action d’accompagnement. Les interrogations de l’adulte vont bien dans ce sens. Elles peuvent s’instruire de tous les messages, notamment sensoriels donnés par cet enfant dès ses premiers jours : les efforts qu’il déploie pour attirer le regard, sa curiosité spontanée pour ce qui l’entoure, sa sensibilité aux douces mélodies. Aux échanges  tactiles et verbaux,  à ses premiers sons, à ses premiers élans, ses pas, ses refus, ses goûts et tout ce qu’il dévoile de lui-même et de son cheminement vers l’individuation. C’est de la  lecture de ce langage là que l’adulte se nourrit pour questionner sa propre connaissance et son expérience professionnelle. Afin de ne pas s’enfermer dans un savoir qui se substituerait  à l’expression même de cet enfant. Alors seulement, la relation maternante prend tout son sens car elle se construit AVEC  et non plus pour l’enfant.


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