« Nul ne détient la connaissance absolue. L’édifice du savoir appelle des charpentiers et des gens de bonnes volonté. » – ChS
Lorsqu’il faut annoncer aux parents un écart de conduite de leur enfant, on entend quelque fois cette parole malheureuse : « les parents ne voient pas tout ». Serait- ce parce que l’amour qu’ils ont pour leur enfant écarterait d’emblée tout ce qui ne valoriserait pas cet enfant ? Si c’est le cas, alors l’enfant peut trouver en son parent le meilleur avocat.
La confiance indéfectible qui est donnée à l’enfant par ses parents lui permet de ne jamais se disqualifier, même devant l’échec le plus cuisant. Mais surtout dans l’épreuve, quand la conviction d’être bon peut multiplier les chances de dépassement de soi. Ce sentiment positif que le parent met dans son enfant en lui don-nant sa confiance propulse celui-ci dans la sphère des bien-chanceux quand l’entourage ciblera les manquements, les faiblesses, les erreurs.
Tout le monde fait des erreurs et peu d’entre nous sommes capables de les reconnaitre en toute humilité devant un enfant.
L’enfant cherche le chemin de l’émancipation et les moyens qu’il emploie sont plus ou moins convenables, plus ou moins acceptables, plus ou moins répréhensifs. C’est la responsabilité éducative des adultes qui les incite à favoriser son insertion dans la société qui doit l’intégrer.
Aux parents revient la tâche d’encourager leur enfant dans sa voie de construction adulte, par la confiance qu’il mette en lui et les valeurs qu’ils lui transmettent sans abimer son image intérieure. La société est là, qui veille à ce que l’image qu’il montre, l’image extérieure, reste acceptable pour tous. L’enfant qui n’a d’autre choix que de grandir dans la société, saura utiliser les bons sentiments et les bons conseils des uns et des autres pour le guider et le rassurer sans trop l’influencer dans l’épanouissement de sa propre personnalité.

