Depuis que le regard de la psychanalyste d’enfant Françoise Dolto, a éclairé le notre, nous savons ce qu’implique le terme »l’enfant est une personne ». Mais qu’est la personne devenue ?
Il est troublant de voir que le même mot « personne » peut désigner à la fois un être et une absence d’être. Si je rencontre la personne de l’enfant suis-je vraiment avec lui ? Suis-je vraiment à l’écoute de cet enfant qui attend de moi que je le reconnaisse pour exister par lui-même et que je le désigne pour exprimer son être et dire « je suis ».
Cette enfant sera une « personne » si j’accepte de me détacher de ma propre personne, de mon moi, pour lui offrir ce regard qui fera de notre rencontre une vrai rencontre.
Françoise Dolto devait certainement être nourri d’une grande espérance dans la relation de l’adulte à l’enfant quand elle a affirmé « l’enfant est une personne ». Elle nous a fait prendre conscience de la nécessité d’une vrai rencontre de la personne adulte avec l’enfant reconnu autre et regardé comme un être de désir et de droits au même titre que toutes autres personnes.
On pourrait avoir aujourd’hui cette même espérance de rencontre pour les « personnes » en difficulté parentale. Afin d’aider leur enfant à ne pas disqualifier ses incontournables et premiers référents affectifs et sociales que sont ses parents. Nous savons la place que l’enfant donne à ses premières figures d’attachements et comme nous l’a dit le pédiatre psychanalyste D.Winnicot : « un bébé seul n’existe pas ». Ces personnes que sont les parents méritent donc toute notre attention.

