L'enfant Jésus au maillot protégeant les enfants trouvés et emmaillotés

Cet article est le second écrit en partenariat avec le blog de Popeline:

« Les petites mains, histoire de la mode enfantine »

Blog de popeline

Dans le second article de Popeline, découvrez comment, du 17ème au début du 19ème siècle, le vêtement populaire était fabriqué. Suivez sa longue dégradation sociale et matérielle, au point d’inspirer Mercier dans sa satire du fripier…

L’héritage des Enfants trouvés, abandonnés et orphelins

« On a beaucoup écrit et beaucoup disserté sur l’histoire des enfants trouvés. En fait d’histoire; il n’y a pas de plus vraie et de plus saisissante que celle qui ressort des lois et se résume en elles. »  J.E Valentin-Smith

Clélia

Lucia dépose son bébé dans les bras de l’officier public. Elle l’a prénomée Clélia. Elle explique au jeune-homme face à elle qu’elle ne peut pas l’élever car elle est tout juste veuve et doit déjà s’occuper de ses cinq autres enfants. Elle fait un dernier baiser sur le front du nourrisson et s’éloigne. Elle adresse une prière à Dieu pour qu’une famille convenable reccueille son bébé. A cet instant une loi protège son enfant; en voici un extrait:

« Si un père ou une mère vous apporte son enfant, qu’une extrême indigence l’empêche d’élever, les devoirs de votre place (la loi s’adresse aux officiers publics) sont de lui procurer et la nourriture et les vêtements sans nul retard, parce que les besoins d’un Enfant qui vient de naître ne peuvent être ajournés… »

J’ai omis de vous citer la date de parution de cette loi: an 315 après Jésus-Christ, Empereur Constantin.

Ce n’est pas la première loi ayant attrait aux Enfants trouvés, mais c’est l’une des premières qui les protège, depuis l’établissement de la religion chrétienne en Europe. Avant cela, un père avait droit de vie ou de mort sur son enfant. Je dis bien « avait droit », car la loi l’y autorisait… Cependant sous l’influence du christianisme, se développent la protection à l’enfant qui va de pair avec la consécration des droits de la femme, et de la dignité humaine.

Lazare

Les époux Livius sont heureux de voir comment évolue si rapidement le petit Lazare, qu’ils ont reccueilli alors qu’il était à peine âgé d’un mois. C’est une esclave qui est venue le déposer devant chez eux. Elle était accompagnée de son Maître, le dénommé Seius. L’abandon s’est fait au grand jour, plusieurs témoins étaient présents.

Ce sont d’ailleurs ces mêmes témoins que cite Seius lorsqu’il souhaite récupérer son esclave: le petit Lazare. Ce dernier a bien grandit. Il a désormais 7 ans, c’est un garçon robuste, plutôt grand pour son âge et vif d’esprit. Heureusement un décret va donner tort au Maître. Ce rescrit de l’empereurHonorius, daté de 374 après J-C, renferme la première défense positive de l’exposition:

« En exposant l’enfant, le maître ou le patron lui ont fait courir le danger de la mort; la miséricorde a inspiré la personne qui l’a recueilli avec affection: le maître ne peut réclamer comme sien l’Enfant qu’il a délaissé périssant.

Que chacun nourrisse ses enfants. S’il les expose, qu’il encoure la peine portée contre son crime. »

Le petit Lazare peut donc s’endormir tranquillement cette nuit, il restera bien au sein du foyer des Livius qui l’aiment et l’élèvent comme leur propre enfant.

Fabia

Florentina a du mal à marcher sur le sentier longeant le Tibre. Elle le dissimule du mieux qu’elle peut, mais chaque jour son ventre s’arrondit un peu plus sous sa robe. Il s’agit d’une grossesse non désirée car issue d’un viol. La jeune femme poursuit son chemin, elle sait où ses pas la conduisent: à un pont. Elle profite que sa silhouette ne la trahisse pas encore pour sortir. Dans quelques semaines elle sera obligée de rester cloîtrée chez elle en attendant la délivrance.

Pour le moment c’est derrière un arbre qu’elle se cache, afin de vérifier les dires d’une servante de la famille un peu trop prévenante à son goût. Celle-ci lui a juste indiqué le lieu. Mais c’est un drôle de lieu qu’un pont pour résoudre son problème. Elle veut donc vérifier par elle-même…

moyen-âge

Elle n’est pas la seule à être choquée par ce qu’elle voit. Les pêcheurs qui travaillent sur les rives plus bas vont retirer par centaine des cadavres de nourrissons de leurs filets. Le Pape Innocent III fut tellement touché par ce tragique évènement qu’il destina principalement l’hôpital du Saint-Esprit de Rome pour recevoir les enfants exposés et abandonnés par leur parents. Nous sommes en 1204, voici un extrait du descriptif du bâtiment:

« Au dehors de cet hôpital, il y a un tour avec un petit matelas dedans, pour recevoir les enfants exposés. On peut hardiment les mettre en plein jour, car il est défendu, sous de très graves peines, et même de punition corporelle, de s’informer su ceux qui les apporte, ni de les suivre. »

Tour dépositaire de l'hôpital du saint Esprit à Rome
Tour dépositaire de l’hôpital du Saint Esprit à Rome
Nourrisson déposé dans un tour d'abandon
Nourrisson déposé dans un tour d’abandon


Jean

An 1362, cela fait 25 ans que la guerre contre les Anglais fait rage. Un ecuyer entre à l’Hôtel-Dieu avec un enfant dans ses bras. C’est son maître, un notable de Paris, qui a découvert l’enfant allongé en travers une ruelle derrière son domicile. Un petit être famélique, recroquevillé sur lui-même, qui peine à s’alimenter et à boire. L’ecuyer sait qu’il s’appelle Jean, se doute qu’il a 2 ans et ignore qu’il en a 4. Il redoute par dessus tout qu’il lui transmette la gale. Une plaie purulente derrière son oreille, pareille à l’impetigo, suinte le long du cou de l’enfant. Par chance il a la tête rasée, ce qui limite l’infestation des poux.  

L’homme ne sait pas où aller. Il bouscule des gens, ignorant si ce sont des malades ou des visiteurs. Il cherche quelqu’un qui puisse l’aider et aperçoit une soeur affairée auprès d’un vieillard. Elle prend tout de même le temps de lui parler, d’examiner l’enfant. Celui-ci ne peut pas être accueilli à l’Hôtel-Dieu. Trop d’enfants dit-elle. Orphelins, enfants abandonnés, trop. Pas assez de nourrices, pas assez de soignants, pas assez de lits, pas assez d’argent. L’enfant doit repartir. L’homme insiste, l’enfant ne resistera à un autre voyage. La soeur insiste également: le temps qu’il soit vu par un médecin, son état se sera encore dégradé et il risque la mort. Il n’en fallait pas plus pour convaincre l’ecuyer, qui repousse le corps décharné contre sa vis-à-vis. Si cet enfant doit mourir, que ce soit à l’hôpital mais pas dans ses bras, ça non ! 

Quelques jours après, plusieurs notables de la ville, dont le maître de l’ecuyer, s’en vont requérir auprès de l’évêque Jean de Meulant, pour que celui-ci les autorise à fonder une confrérie du Saint-Esprit, afin de bâtir un hôpital qui sera nommé: « L’ hôpital des Pauvres du Saint-Esprit ». Le petit Jean n’en profitera pas, il est mort le lendemain matin de son arrivée à l’Hôtel-Dieu.

Alberte

1465, cela fait vingt ans que l’Hôpital du Saint Esprit n’accueille que les femmes ou filles pélerines de nuit et les orphelins pauvres procréés en légitime mariage. C’est le cas d’Alberte, reccueillie à l’âge de 5 ans suite au décès de ses parents dans l’incendie de leur maison. Elle se souvient vaguement de son arrivée à l’hôpital. Ils étaient trois ou quatre enfants. Il y avait aussi une maman qui tenait son bébé dans les bras. Elle pleurait. Alberte ne se souvient plus pourquoi mais elle sait qu’ils n’ont pas voulu du bébé au Saint -Esprit en Grêve car la maman s’est mise à crier.

Elle se souvient aussi d’une petite fille à peu près du même âge que le sien. Toutes les deux dormaient côte à côte dans le dortoir. Elles s’aimaient bien. Et puis la petite fille est partie de l’hôpital avec son papy et sa mamie. Alberte est restée. Elle a eu la chance de ne pas naître bâtarde comme ce bébé dont elle garde un vague souvenir. Elle a cependant eu moins de chance que la petite Elbore qui a pu repartir avec ses grands-parents capables de subvenir à ses besoins.

Aujourd’hui Alberte a 16 ans. Elle sait coudre, compter et réciter ses prières. Elle est déjà promise à un jeune meunuisier qui s’est assuré des origines de la jeune-fille. Les soeurs qui ont veillé sur elle pendant les 11 ans de son internant sont émues et heureuses de la voir prendre le chemin du mariage avec un compagnon de métier. C’est ce qui pouvait lui arriver de mieux. C’est ce qui fait la bonne réputaion de l’hôpital: offrir un métier honnête aux garçons, marier « du mieux que l’on peut » les filles.

C’est ce qui va aussi le mener à sa perte. Le nombre d’enfants accueillis va grandissant  tandis que les dons vont s’amenuisant. Elever un enfant au 16ème siècle n’est pas rentable car plus de la moitié decède avant l’âge de raison. Et puis la jeunesse en 1566 ce n’est plus ce que c’était. Place à une nouvelle génération d’enfants débauchés qui, sitôt leur majorité, quittent leurs maîtres d’apprentissage en contrat avec l’hôpital pour en rejoindre d’autres, quant aux jeunes filles elles sont perdues ou violées, s’accordent et se marient selon leur propre volonté au grand dam des gouverneurs et des hospitaliers. Et que dire des parents qui ne paient même plus les frais dûs à l’hôpital, même les familles aisées ! 

Au final l’administration de l’hôpital du Saint Esprit en Grêve et de l’hôpital-Général seront réunies pour faciliter leur gestion et l’accueil des Enfants. Ici on aperçoit la première distinction vestimentaire ayant attrait aux orphelins pauvres mélangés aux autres enfant: ils portent  un bonnet rouge. Il ne faut pas les confondre avec les petits pensionnaires de l’hôpital des Enfants-rouges qui eux portent des vêtements de draps rouges.

Claude

Le malheur de Claude c’est de naître à la maison de la couche, lieu où les enfants font l’objet d’un commerce honteux. A peine venu au monde il est déjà vendu pour 20 sous à une chiromancienne qui finalement n’en veut pas car elle lui découvre une tache de vin en forme de croix sur sa poitrine, ce qu’elle associe à un mauvais présage. Démanagement à Saint Victor suite au scandale qui éclate au grand jour. Cette fois on tire  au sort pour savoir si Claude va être élevé ou abandonné. Pile ou face ? Pile: il sera abandonné… pour 5 sous à un mendiant. C’est mieux que le sort du petit Joseph à côté de lui, vendu à une nourrice qui lui donnera à boire du lait corrompu qui l ‘enfouira six pieds sous terre au bout d’une semaine. Claude lui ne se rend pas compte de ce qui lui arrive. C’est un bébé. Il passe ses journées dans la rue enveloppé dans des carrés de tissus sales posé à même le sol, tandis qu’une femme et un homme se relayent pour exciter la pitié des passants par un « s’il vous plaiiiiiit que Dieu vous protège ». Dans son malheur, Claude à la chance que la mendiante ait perdu son propre enfant en couches. Du coup elle peut lui offrir son lait. Echange de bon procédés: elle l’allaite, il attire la pitié des chalands.

Port Saint-Landry
Port Saint-Landry, lieu où nait le scandale du commerce des enfants trouvés. Vincent de Paul mettra tout en oeuvre pour les sauver

Le bonheur de Claude, c’est d’attirer sur lui la pitié de Louise de Marillac qui va le sauver le la rue et le faire admettre à l’hôpital des Enfants trouvés… Mais inutile de vous conter ici l’histoire de Saint-Vincent de Paul et des soeurs de la Charité, nous l’avons déjà fait, Popeline et moi-même, dans le premier article dédié à la vêture des Enfants trouvés.

Par contre arrêtons-nous un instant sur les tours d’abandon puiqu’ils furent introduits en France par Vincent de Paule, et qu’ils sont partie intégrante de l’histoire des Enfants trouvés:

Dès sa création au 13ème siècle le tour d’abandon connaît un vif succès, car il évite la mort à des centaines puis des milliers d’enfants. Mais le tour d’abandon nait d’un paradoxe: il sauve des nourrissons de la mort et en même temps les plonge dans les entrailles de l’enfer. Il est conçu par l’église catholique qui condamne ce qu’elle cautionne. Il est le chapeau verteux du prestidigitateur ecclesiastique qui va faire disparaitre d’un coup de baguette tour de  boîte magique le fruit du péché et donc forcément le péché !

Non seulement les fidèles se vautrent dans la luxure, ce qui est un péché capital, mais en plus ils mettent au monde des bâtards conçus qui vont droit en enfer. Forcément, leurs parents ne veulent pas les y rejoindre, aussi abandonnent-ils leur progéniture ou pire, les tuent-ils. Ce sont ces actes atroces qui vont inciter l’église à agir puisqu’elle en est indirectement responsable.

Les quelques rares hospices dépositaires (c’est-à-dire munis d’un tour d’abandon) de  l’époque vont donc rencontrer un vif succès et faire des emules un peu partout en Europe. En France il faut attendre 1638 pour découvrir le premier tour dépositaire parisien au sein de l’hôpital des Enfants Trouvés qui va devenir l’hôpital des Enfants assistés puis l’hôpital Saint Vincent de Paul (que nous connaissons aujourd’hui).

Allez ! Petites révisions encore grâce au site de l’AP-HP:

Avant le 17ème siècle à Paris, où sont placés les enfants trouvés ?

Réponse: dans 3 asiles différents:

– Si tu es un enfant dont le parent est soit hospitalisé soit interné, tu seras accueilli à l’hôpital des enfants-rouges, dans le quartier du Temple. Cet hôpital accueille les enfants pour une durée provisoire en lien avec le court séjour des parents à l’asile ou à l’hôpital.

– Si par contre tu es un enfant de plus de 6 ans dont les parents sont soit internés soit emprisonnés alors tu seras accueilli à l’hôpital de la Trinité rue saint Denis. En effet cet asile accueille les enfants sur de longues périodes.

– Si enfin tu es orphelin (souvent d’un parent décédé à l’hôpital tout proche de l’hôtel-Dieu) tu seras accueilli à l’hôpital du Saint-Esprit-en-Grève (place de Grève)

Et pour finir petit astérix:

– Si tu es né d’une union illégitime tu vas nulle part ! En effet tu es le produit du Diable ! Une union non consentie par Dieu….. parlons peu parlons bien: surtout une union non consentie par l’église bien pensante !

17ème siècle: arrive le prêtre Vincent de Paul qui lui va reconnaître que même les enfants sont inégaux face à la misère, l’abandon et la bêtise humaine (voir l’article sur Vincent de Paul: Cliquez ici). Il est à l’origine de l’hôpital des enfants-trouvés. Cet hôpital est reconnu et officialisé en 1670 . Dans les années suivantes les membres du bureau achètent deux nouveaux bâtiments:

– le premier qui est une maison située rue notre-dame devient…. l’hospice dépositaire du parvis notre-dame. Cet hospice accueille les nouveaux-nés abandonnés et porte d’ailleurs l’autre nom « maison de la couche ».

L'enfant Jésus au maillot protégeant les enfants trouvés et emmaillotés
L’enfant Jésus au maillot protégeant les enfants trouvés et emmaillotés

– la seconde maison achetée dans le faubourg Saint-Antoine accueille elle les enfants plus âgés.

Cour d'honneur de l'ancien hôpital Trousseau, faubourg Saint-Antoine

Au fait ! Pourquoi abandonne t-on plus souvent des nouveaux-nés  sans craintes de poursuites ? La réponse est liée à la logique: un enfant plus âgé parle, donc peut malgré lui dénoncer ses parents !

La crèche de l'hospice des enfants-assistés

En 1795, une section allaitement est créé à « l’hospice de la maternité » qui deviendra plus tard la maternité « Port-royal ». Y sont accueillis les enfants de moins de deux ans. Il faut savoir que la maternité de Port Royal est la seule au 19ème siècle où les femmes peuvent accoucher en secret.

Maternité de Port Royal

En 1814, il est transféré dans l’ancienne Institution de l’Oratoire (rue d’Enfer) où il prend le nom d’hospice des Enfants-Trouvés.

Le roi visite l'hospice des enfants trouvés

C’est vers 1860, qu’il prend peu à peu le nom d’hospice des Enfants-Assistés (ainsi désigné dans les rapports administratifs) pour finalement devenir en 1942… l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul !

La façade de l'hospice des enfants assistés en 1880

C’est en 1863 que disparaît à Paris le dernier tour d’abandon. Cependant il faut savoir que le tour a plusieurs fois fait l’objet de tentatives infructueuses d’abandon avant cette date.

A gauche: Tour d'abandon de l'Hôtel-Dieu, Lyon A droite: Le tour d'abandon de l'hôpital Saint-Vincent de Paul, vues extérieure et intérieure, XIXe siècle, gravure Henry Pottin
A gauche: Tour d’abandon de l’Hôtel-Dieu, Lyon
A droite: Le tour d’abandon de l’hôpital Saint-Vincent de Paul, vues extérieure et intérieure, XIXe siècle, gravure Henry Pottin

Pourquoi ? La réponse se trouve dans l’évolution de la société au travers les siècles, société percluse de gens bien pensants, de croyants mieux pensants et de moeurs pas toujours en adéquation avec les deux autres.

C’est ainsi que, malgré le fait que le tour d’abandon sauve des centaines de vies par ans, il est au contraire accusé de faciliter l’abandon de nourrissons voire d’en faire croître le nombre ! Du coup on le supprime. L’abandon de nourrissons réduit-il ou disparaît-il pour autant ? Non.

L’abandon de nourrissons persiste et, pire, le nombre de décès augmente ! Pourquoi ?   C’est simple: en cause la bêtise humaine. Croire qu’une femme ou une famille acculée au désespoir, gangrenée par la misère et la famine, va préférer regarder mourir son enfant plutôt que le confier à des gens plus aisés ou à Dieu.

Résultat: les miséreux en reviennent aux méthodes ancestrales. Ils abandonnent leurs enfants par exposition (sur les marches des églises, devant des bâtisses cossues ou à l’abri des regards), les exposant plus certainement au froid, à la faim et à la mort qu’à un geste secourable.

Deux statues d'enfants abandonnés
Deux statues d’enfants abandonnés

Et c’est ainsi que les statistiques de l’époque démontrent un fort taux d’abandon par exposition toutes les fois ou on a tenté d’interdire le tour d’abandon…. et une baisse du taux d’abandon par exposition toutes les fois où le tour a été réinstauré.

Peut-on empêcher les abandons ? Non. Doit-on laisser les tours d’abandon ?  Non plus. Mais quoi faire alors ? Et bien l’on va passer du tour d’abandon au bureau des admissions, également ouvert 24h/24h

Ne trouvez-vous pas cela beau et révélateur d’une évolution majeur dans l’assistance à l’enfance ? On passe du mot abandon à celui d’admission. Comme quoi un mot suffit parfois à changer le regard du soignant et à amoindrir la culpabilité du parent défaillant.

MuB


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